Livre I - La Cité des Anges

27. Un Ruisseau Féerique

Au nom du langage des fées.

Même les histoires les plus simples valent le détour, surtout quand on s’imagine qu’elles nous ressemblent.

Alors qu’il se trouvait dans une forêt, un homme aperçut une fée se poser sur une pierre près d’un ruisseau.

Il en fut très émerveillé, il est en effet rare que les esprits de la forêt se montrent aussi facilement.

Il ne put contempler cet esprit de la forêt que très brièvement, c’est pourquoi il prit la décision de revenir régulièrement vers ce cours d’eau afin de voir si cette fée allait réapparaître.

Durant des semaines, cette fée ne s’est pas représentée et cet homme était déçu de ne pouvoir l’admirer à nouveau.

Cependant, un jour qu’il s’y trouvait, il aperçut une femme s’approcher de ce ruisseau.

Il crut d’abord que son imagination lui jouait des tours, puis l’homme, intrigué, s’approcha d’elle et lui demanda la raison de sa présence ici.

Cette femme lui répondit qu’elle connaissait l’emplacement de ce ruisseau et qu’elle était simplement venue s’y désaltérer.

Lorsqu’on est seul et à la recherche de l’amour, on se dit parfois à tort qu’il fait partie d’une féerie distante et inaccessible.

Lorsqu’on le cherche, on devient l’œuvre des doigts d’une fée qu’on ne reconnaît que plus tard comme ceux d’une femme.

Lorsqu’on espère que ce conte de fées se concrétise un jour, on utilise les mots et on dit parfois : « Inch’Allah ».

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